Parc National de Marojejy
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Femme qui tresse un panier
Femme qui tresse un panier
photo : Paul Atkinson



Les Gens

Le premier peuplement permanent de la région de Marojejy a commencé vers la deuxième moitié du dix-neuvième siècle par les gens qui fuyaient le Royaume Merina de la côte est de Madagascar vers l’intérieur des terres. Ces premiers habitants furent suivis plus tard, au début du vingtième siècle, par ceux qui voulaient échapper à la pression coloniale française. L’introduction de la vanille après la Première Guerre mondiale a déclenché une autre vague d’immigration, mais l’accès à ces montagnes accidentées et isolées restait très difficile, et la densité de population est restée assez basse.

Dans les années soixante, la route entre Sambava et Andapa a été construite, et le développement agricole qui l’a suivie a amené beaucoup plus d’immigrés. Maintenant, la région montre une forte densité de population, particulièrement dans la cuvette d’Andapa, mais aussi partout dans les vallées alentours. La zone périphérique du parc compte 37 villages. Les ethnies Tsimihety et Betsimisaraka dominent partout mais de nombreuses autres ethnies sont implantées de longue date et désormais bien établies, y compris des populations venant de l’extrême sud de Madagascar.

La plupart des gens sont des fermiers, travaillant pour leur subsistance ; ils utilisent beaucoup de produits forestiers dans leur vie quotidienne. Leurs maisons sont construites en bois, en bambou et en feuilles de ravinala, et leurs feux de cuisine sont alimentés avec le bois de la forêt. Les pirogues sont taillées dans de grands troncs d’arbres. Les nattes et les paniers sont tressés en fibres de pandanus ; les feuilles de longoze (gingembre sauvage) sont bouillies pour faire un thé médicinal ; et l’écorce parfumée du bilahy, grand arbre local, est fermentée pour faire une boisson alcoolique, le betsa-betsa.

Deux enfants à Mandena
Deux enfants à Mandena, près de Marojejy
photo : Paul Atkinson


Le riz et la vanille sont les principales récoltes dans la région. Le café était très important dans les années passées, mais les prix ont baissé jusqu’à un point de non-rentabilité. Le riz est très cultivé dans les champs irrigués des fonds des vallées, mais aussi sur les pentes des collines par la méthode traditionnelle d’agriculture sur brûlis (tavy). Malheureusement, le tavy et l’utilisation des produits de la forêt sont les causes majeures du déboisement de ces dernières.

La vie ici est difficile, résultat de la dégradation des conditions économiques, de la réduction des surfaces cultivables et d'une démographie galopante. Beaucoup de villageois vivent dans une extrême pauvreté ; durant la période de "transition" (Janvier-Avril) jusqu'à ce que la récolte du riz ne recommence, beaucoup de gens n'ont pas assez à manger. Pourtant certaines personnes n'hésitent pas à travailler dur pour améliorer ces conditions notamment au travers de programmes d'éducation environnementaux et de santé.

En plus de cela, quelques organisations internationales de protection de l'environnement et de développement ont mis en place de larges programmes dans la région pour permettre, tout en promouvant la conservation, aux locaux de continuer de vivre dans la forêt et de la forêt tout en demeurant en harmonie avec celle-ci. Ils travaillent pour améliorer la situation avec l’introduction de techniques agricoles alternatives et durables, ainsi qu’en améliorant le système éducatif et les soins médicaux, espérant aussi que l’écotourisme limité et responsable créera des alternatives économiques durables au lieu de la destruction des dernières forêts de la région.

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